Compte-rendu de la sortie botanique des 27-28-29 juin 2026
Très beau week-end botanique ensoleillé à Flaine, station située à 1600 m, sur les territoires des communes de Magland et d’Arâches-la-Frasse (74), dans le massif du Giffre.
Ce séjour avait pour but de découvrir la richesse de la flore alpine, d’observer les espèces caractéristiques des différents milieux montagnards et de partager nos connaissances dans une ambiance conviviale. Notre objectif a été atteint tant par la diversité des plantes observées et des différents milieux visités que par la bonne ambiance qui a régné pendant ces trois jours.
- Le jour de notre arrivée, herborisation sur des chemins forestiers, la Combe Envers, dans une forêt d’Épicéa et feuillus divers et de belles observations : la Rhapontique scarieuse (Rhaponticum scariosum), une endémique des Alpes rare et protégée au niveau national, la Gesse jaune (Lathyrus ochraceus), la Silène des rochers (Atocion rupestre), et l’Épilobe à feuilles de mouron (Epilobium anagallifolium).
- Le deuxième jour, nous parcourons un vallon avec prairies alpines, tourbières et chemin de montagne pour rejoindre le lac de Vernant situé à 1845 m et pour certains, jusqu’à la Tête du Prés des Saix à 2118 m et sa table d’orientation, face au Mont Blanc, avec une vue à 360°. De nombreuses déterminations : l’Hédysarum des Alpes (Hedysarum hedysaroides), l’Anémone à feuilles de narcisse (Anemone narcissiflora), l’Ancolie des Alpes (Aquilegie alpina), l’Arabette à feuilles de pâquerette (Arabis soyer).
- Le dernier jour, départ de la station de Flaine et pour rejoindre le lac de Flaine situé à 1416 m, nous empruntons une descente un peu raide, le long d’une paroi rocheuse avec une belle diversité de plantes alpines, pour arriver dans la prairie du lac. À la lisière de la forêt et sur des pentes rocailleuses de belles observations : le Streptope à feuilles embrassantes (Streptopus amplexifolius), la Pyrole à une fleur (Moneses uniflora), le Lycopode sélaginelle (Huperzia selago), la Véronique à tige nue (Veronica aphylla), l’Ancolie noirâtre (Aquilegie atrata), la Primevère à oreillettes (Primula lutea).
Un immense merci aux organisateurs, du séjour Claudine et Michel Desbrosses, sans eux pas de séjour, de soleil et d’apéro, des parcours pour Anic et Yves Garnier, sans eux pas de fleurs et pas de surprises. Merci à Jacques Marchas pour son aide précieuse à la détermination. Merci à Marie Donger pour le partage de ses observations ornithologiques et de sa passion.
Et merci à tous pour votre participation, vos sourires, votre courage dans les grimpettes et parfois votre patience.
Des mots pour le dire :
- Paradisea liliastrum : dédié à Giovanni Paradisi (1760-1876), mathématicien et poète italien, enseignant de mathématique et géométrie à Reggio Emilia, qui a aussi été président du Sénat Italien.
- Tofieldia calyculata : dédié à Thomas Tofield (1730-1779), ingénieur hydraulique et botaniste anglais, dérivé du latin calyculus, diminutif de calyx, "muni d’un calicule" (le calicule double le calice).
- Chaerophyllum villarsii : dédié à Dominique Villars (Villar 1745-1814), médecin et botaniste français, qui a exercé à Grenoble et a été professeur de botanique et directeur du jardin botanique de Grenoble. Il a collecté des plantes dans le Dauphiné avec Dominique Chaix, en Provence et dans le Languedoc.
- Rhaponticum scariosum : dérivé latin de rha, "rhubarbe", et Ponticus, "du Pont Euxin), la Mer Noir. Les rhubarbes asiatiques transitent par le Pont Euxin. On doit à Dioscoride l’assimilation d’un Rhaponticum à une rhubarbe.
- Geranium phaeum : du grec phaios, "brun, sombre, gris". Les fleurs sont pourpres, noirs, sombres.
En pièce jointe, toutes nos observations.
Également les reportages photos de Anic et Yves Garnier, Marie Donger, Jean-Marc Vanel et les notes scientifiques d’Yves Antoinette. Mille mercis à vous.
Prenez votre temps, vous avez tout l’été pour consulter toutes ces pièces jointes.
Merci à toutes et à tous.
Botaniquement votre
Pierre Moncorgé pour le GMBVS.





















