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Groupe Mycologique et Botanique du Val de Saône

Association pour découvrir et approfondir la botanique et la mycologie au travers de cours et de sorties.

Compte-rendu de la sortie botanique du vendredi 22 mai 2026 dans le Mont d’Or (69)


Compte-rendu de la sortie botanique du vendredi 22 mai 2026



Bonjour à toutes et à tous,

Décidément les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Changement magistral de temps pour cette sortie à Saint-Germain, dans le Mont-d’Or, c’est surtout l’ombre des arbres qui était recherchée tant le soleil était généreux. mais le parcours s’y prêtait agréablement.

C’est la première fois que les plantes médicinales sont abordées. Bérangère Perret, notre animatrice, diplômée de l’École Lyonnaise de Plantes Médicinales et des Savoirs Naturels, a pu distiller tout son savoir, à dose homéopathique, aux 23 participants de cette sortie.
Elle a pu répondre aux nombreuses questions ou interrogations, mais aussi lever des doutes sur l’utilisation médicinale des plantes que l’on rencontre fréquemment dans nos sorties. Tous les participants ont été captivés par ses connaissances, et séduits par sa manière de les présenter.

Il est impossible de tout résumer en quelques lignes et je laisse le soin à Bérangère de revenir sur son introduction en début de parcours :
"L’herboristerie désigne à la fois le commerce et la préparation des plantes médicinales.
Le titre d’herboriste est réservé actuellement aux seuls pharmaciens, le diplôme d’herboriste ayant été supprimé en France depuis 1941. Néanmoins, la pratique de l’herboristerie représente une filière très variée : on trouve des producteurs de plantes aromatiques et médicinales, des cueilleurs, des distillateurs, des herboristeries de comptoir (lieux de vente exclusive des plantes médicinales libérées, sous différentes formes) des praticiens en herboristerie souvent formés dans les écoles d’herboristerie (5 en France regroupées dans la Fédération Française des Écoles d’Herboristerie).

Le cadre réglementaire des plantes médicinales est très strict en France. Elles sont inscrites à la Pharmacopée française, qui se divise en 2 listes : la liste A des plantes utilisées traditionnellement et la liste B des plantes utilisées traditionnellement en l’état ou sous forme de préparation dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au bénéfice thérapeutique attendu.
Parmi la liste A, 148 plantes (ou parties de plantes) sont dites libérées et peuvent être vendues en l’état ("en vrac", séchées) ou sous des préparations spécifiques, en dehors du monopole pharmaceutique. Cette liste a été établie par un décret de 2008. Toutes les autres plantes (ou partie de plantes) de la liste A ne peuvent être vendues que par des pharmaciens.
Il est intéressant de noter que, pour une même plante, certaines parties sont libérées et d’autres noms (ex : les parties aériennes d’ortie dioïque sont libérées mais pas la racine... nous ne l’avons pas mentionné pendant le parcours mais le plantain n’est pas libéré non plus !).

Cymbalaire (Cymbalaria muralis)
Ornithogale des Pyrénées (Loncomelos pyrenaicum)

Enfin, la pratique de l’herboristerie consiste à conseiller l’utilisation des plantes médicinales en fonction de l’état d’un individu, en identifiant les plantes les plus appropriées à sa propre situation, en définissant la forme galénique, le dosage et la durée de prise des plantes.
Il faut respecter les traitements en cours pour éviter toute interaction médicamenteuse, connaître les antécédents ou allergies. Dans la mesure du possible, le médecin doit être informé de la prise des plantes également. Les conseils d’un praticien en herboristerie ne se substituent ni ne constituent jamais un avis médical."

Merci Bérangère pour tes conseils et la diffusion de ton savoir.

Merci à toutes et à tous pour votre participation. Retrouver toutes les plantes observées sur cet après-midi dans la liste ci-jointe ainsi que les explications scientifiques d’Yves Antoinette sur quelques plantes rencontrées.

Des mots pour le dire :

  • Rhamnus cathartica : latin catharticum, "purgatif", grec kathartikos, "propre à purifier, purgatif", dérivé de katharos, "sans tache, pur, propre".Les feuilles sont utilisées comme purgatif.
  • Juncus bufonius : du latin bufo, "crapaud". La plante vit dans les milieux humides.
  • Sedum dasyphyllum : du grec dasus, "touffu, velu, feuillu, boisé, dense" et phullon, "feuille". Les feuilles sont velues.
  • Carex leersii : dédié à Johan Georg Daniel Leers (1727-1772/74), pharmacien et botaniste allemand. Il a mis de l’ordre dans le groupe des graminées.
  • Agrimonia eupatoria : nom donné par Dioscoride et Pline, dédié à Mithridate VI Eupator (grec 132 avant J.-C. - 63 avant J.-C ;), roi du Pont, qui a mené de longues guerres contre Rome. Il est connu pour sa connaissance des plantes médicinales et des poisons, et est à l’origine du concept de mithridatisation.

Note botanique pour bien identifier deux genres de Boraginacées :

  • Anchusa = corolle à tube (sub)droit.
  • Lycopsis = corolle à tube courbé en S.

Merci à vous et à bientôt.

Botaniquement votre,
Pierre Moncorgé pour le GMBVS.